Compositeurs

Guy Ropartz


Scientifique du folklore

Né à Guigamp en 1864 et mort à Lanloup en 1955.


Il étudie le droit à Rennes puis à Paris. D’abord attiré par la littérature, il entre au Conservatoire de Paris en 1885, où il suit la classe d’harmonie de Théodore Dubois et celle de composition de Jules Massenet. Ses deux passions profondes étaient la poésie et la musique. « Aux deux arts désirant faire un partage égal,…il courtise les sons tout en flattant les mètres » L.Tiercelin préface Adagietto.

En 1894, il choisit la musique et accepte de prendre la direction du conservatoire de Nancy que son prédécesseur avait négligée. Cet homme du grand Ouest arrive plein d’enthousiasme et se fait l’ardent défenseur de la musique française  « Un musicien qui possède un métier ne doit avoir d’autres lois que son bon plaisir, sa sincérité et sa passion… »
Dans ce poste, comme à Strasbourg ou il est nommé après 1918, il se montre rigoureux pédagogue, remarquable organisateur, excellent chef d’orchestre toujours prêt, quels que soient les risques d’incompréhension, à produire des œuvres d’avant-garde :de Chausson et Magnard, par exemple. Comme la plupart de ses contemporains, marqué et inspiré par Franck, il affirme toutefois très vite son originalité et son indépendance.

Sa Bretagne natale l’inspire : Les Landes, Le Dimanche breton sont des titres évocateur, ce Pays « où les korrigans peuplent la lande et dansent, par les nuits lunaires autour des menhirs où les fées et les enchanteurs — Viviane et Merlin — ont pour domaine la forêt de Brocéliande, où les âmes des morts restés sans sépulture apparaissent toutes blanches au-dessus des flots de la baie des Trépassés ». Ces mots poétiques empruntés à l’auteur lui-même définissent sa Bretagne natale et sa foi religieuse.

En 1914, Ropartz qui vient d’avoir 50 ans refuse de quitter Nancy. Pendant toute la durée des hostilités, il restera à son poste, veillant à maintenir coûte que coûte une certaine vitalité au centre musical qu’il a fondé.

Au lendemain de la mort de Ropartz, René Dumesnil écrivait dans Le Monde :

« Il y a chez Ropartz une science du folklore et de son utilisation juste qu’on admire mais plus souvent que l’emploi direct de motifs populaires c’est une inspiration puisée dans le terroir même qui nourrit l’œuvre comme la sève les arbres. »


Contemporain de Roussel et Cras, Ropartz écrit en 1928 « Prélude, Marine et Chanson » pour flûte, harpe et trio à cordes.