En scène, Programmes, Thématiques

Escales Marines


Escales Marines


Autour du programme de musique de chambre pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe, la thématique impressionniste de l’eau, de la mer et de la couleur chez les compositeurs Jean CRASMaurice RAVEL , Guy ROPARTZ , Toru TAKEMITSU et Albert ROUSSEL

PROGRAMME

Le début du XXème siècle est marqué par des thématiques partagées chez les peintres, les poètes et les musiciens dans la création artistique : le voyage, l’exotisme, la mer et la couleur. Nous proposons ainsi un programme autour de compositeurs ayant été marqués, comme le furent les peintres impressionnistes de leur temps, par la mer (certains furent également marins) et par les couleurs des musiques lointaines qui leur permirent d’ouvrir leur propre langage.

Les escales marines traverseront le XXème siècle jusqu’à Toru Takemitsu, compositeur japonais de la fin du siècle dont la thématique de l’eau comme source de méditation est une des constantes de son œuvre.

 


 La thématique de la MER et de la COULEUR chez les compositeurs du début du XXème siècle


Programme

Quintette de Jean CRAS (1928) pour quintette*(média)

Le Tombeau de Couperin de Maurice RAVEL transcription pour quintette ( 1917)

Toward the sea III de Toru TAKEMITSU (1989) pour flûte et harpe*(média)

Prélude, Marine et chanson de Guy ROPARTZ (1928) pour quintette

Sérénade op.30 d’Albert ROUSSEL (1925) pour quintette


À partir de la correspondance de Jean Cras à Albert Roussel :
la couleur en musique, l’élément marin comme inspiration, l’univers musical de ces deux marins-compositeurs qui au temps des impressionnistes ont, avec Maurice Ravel et Guy Ropartz, ouvert la voie à l’un des plus somptueux répertoires de la musique de chambre : le quintette, formation créée en 1922 sous l’impulsion de Pierre Jamet, admiré pour la richesse et la variété de ses timbres instrumentaux : la flûte, le violon, l’alto, le violoncelle et la harpe.

En 1918 Jean Cras  écrivait un article sur la musique des couleurs 

« Il semble inutile de démontrer combien sont sœurs les impressions visuelles et auditives qu’éprouvent ceux qui comprennent les langages du compositeur et du peintre…Il faut donc prendre une œuvre musicale et y superposer de la couleur en mouvement. »

Albert Roussel l’encourageait dans cette recherche « J’ai lu avec le plus vif intérêt la note que vous avez jointe à votre lettre concernant la musique des couleurs. Je suis convaincu que ces combinaisons de lumière colorée, formant en quelque sorte des accords, analogues aux accords musicaux, seront plus tard d’un usage courant dans tous les théâtres. Il n’est pas contestable que la musique des couleurs ait sa place marquée dans l’avenir… »


Illustration : Hokusai « Kaijo no Fuji », Ukiyo-e, estampe sur papier, 1834.